Économie. Le développement des industries vertes dans les pays riches pourrait desservir les pays émergents


La course aux subventions des pays développés pour encourager le développement des industries vertes pourrait « desservir les marchés émergents et le monde en développement », a mis en garde vendredi à Davos la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI). « Si nous nous efforçons de verdir les (pays) industrialisés et que nous ne pensons pas aux marchés émergents, nous sommes tous cuits », a estimé Kristalina Georgieva lors d’une table ronde organisée à l’occasion de la réunion du Forum économique mondial en Suisse.

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Les États-Unis ont mis en place un plan prévoyant des milliards de dollars de subventions pour les industriels produisant sur le sol américain des batteries pour véhicules électriques ou des panneaux solaires, en réponse notamment à la politique de subventions très agressive de la Chine. L’Union européenne (UE) tente de son côté de s’organiser pour aider son industrie face à la crise énergétique et faire face aux subventions américaines et chinoises qui risquent de faire fuir certaines usines du sol européen.

« Le climat d’abord », répond Bruno Le Maire

« Ma plus grande crainte est que quelque chose qui, en principe, est formidable pour accélérer la transition vers une économie verte en utilisant de l’argent public pour dynamiser l’investissement privé (…) puisse desservir les marchés émergents et le monde en développement », a affirmé Mme Georgieva en citant les politiques américaines et européennes. « Si le transfert de technologies fait partie de votre plan, oui nous réussirons » les objectifs de transition climatique internationaux, a-t-elle toutefois affirmé.

« La question clé n’est pas la Chine d’abord, l’Amérique d’abord, ou l’Europe d’abord. La question clé est le climat d’abord », a affirmé de son côté le ministre français de l’Économie Bruno Le Maire au cours de la même table ronde. Le ministre, qui souhaite que l’Europe développe davantage ses aides publiques en réponse aux mesures américaines et doit se déplacer en février à Washington avec le ministre allemand de l’Économie Robert Habeck, s’est défendu de tout « protectionnisme ».



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