Emplois préservés ou créés, Nîmes métropole mise sur le développement économique


Alors que le président de Nîmes métropole, Franck Proust communique sur le thème de « 1000 emplois, engagements pris, engagements tenus, bravo l’Agglo », où en est-on des grands dossiers économiques en cours ?

1 Les implantations d’entreprises

Le développement économique est l’une des compétences de l’agglo. Aider au maintien de l’emploi et favoriser des créations d’emplois, tels sont les deux grands objectifs de la collectivité présidée par Franck Proust depuis juillet 2020. « Notre action est endogène, nous devons favoriser la croissance des entreprises qui sont implantées sur notre territoire, et en faire venir d’autres. C’est compliqué car nous souffrons toujours d’un manque de foncier important. Mais nous avons de belles réussites qui nous permettent d’affirmer qu’à date, nous avons créé 1000 emplois et avons permis le maintien de 1000 autres. » Et le président Proust est souvent agacé de ce « complexe d’infériorité qui nous ferait toujours regretter le passé de l’industrie textile, nous souvenir de Cacharel etc., nous en oublions toutes ces pépites qui prospèrent chez nous. »

Des engagements pris

Pas de très gros employeurs avec des centaines d’emplois (à part Bastide avec ces 600 salariés) mais plusieurs belles PME avec des projets. On citera par exemple Phytocontrol (305 créations prévues dans les trois ans à venir), Virbac, spécialiste de l’aliment et du soins pour animaux qui en quittant Vauvert pour la zone Mitra de Saint-Gilles, crééra 160 nouveaux emplois ou encore Défi System qui quittera Saint-Césaire pour Georges-Besse et qui envisage de créer 26 postes dans les trois ans à venir en plus de ses 46 existants ou bien encore Sherco, qui assemble des motos de trial et se déploie dans un deuxième bâtiment à Saint-Césaire. « Nous ne comptons que du ferme, c’est-à-dire quand le projet de bâtiment, d’extension, ou d’implantation est signé. Ce qui veut dire que si les nouveaux salarIés ne sont pas encore face à leur poste de travail aujourd’hui, les engagements sont déjà concrètement pris », ajoute Olivier Fabregoul, vice président au développement économique.

L’entreprise d’assemblage de motos Sherco se développe sur la zone de Saint-Césaire.
Midi Libre – MiKAEL ANISSET

2 Des projets structurants à venir

La zone Magna Porta, tellement attendue, autour de la gare de Nîmes Pont du Gard, va entrer en phase concrète dès mars prochain. Les 60 hectares, dont 40 commercialisables, de la partie manduelloise vont faire l’objet d’appels à projets. « Vu la rareté du foncier, je ne suis pas inquiet » dit Franck Proust. « Nous avons un cahier des charges très précis et nous visons de l’emploi industriel. Pas des entrepôts de logistiques qui consomment beaucoup de mètres carrés mais ramène peu d’emplois ». Pour le Mas Larrier, proche de la gare, le président est un énigmatique « j’ai bon espoir d’un complexe intéressant dès l’été prochain avec une activité un peu touristique et ludique. Il faut que ce lieu vive ! ». 

Quelle activité pour le Mas Larrier auprès de la gare de Nîmes Pont-du-Gard ?
Quelle activité pour le Mas Larrier auprès de la gare de Nîmes Pont-du-Gard ?
Midi Libre – M. M.

Sur l’ex base Oc Via, la situation s’éclaircit également. Les délais de lancements des projets étant tels que la nature a repris ses droits dans toute une partie de la zone et désormais 30 hectares doivent être sanctuarisés pour laisser vivre 15 espèces protégées de faune et de flore. L’implantation du futur centre pénitentiaire s’est ainsi décalée et la partie économique ne fera plus que 15 hectares au lieu des 40 envisagés.

700 emplois à terme

La proximité de l’embranchement ferroviaire (la ligne Nîmes-Le Grau-du-Roi) est un plus susceptible d’intéresser une entreprise qui pourrait créer, à elle seule, 300 à 350 emplois. Soit autant que la prison. Pour celle-ci, une déclaration d’utilité publique sera prise par l’Etat, pour la partie économique, plus de nécessité de créer une ZAC avec une seule entreprise mais des modifications des plans locaux d’urbanisme de Nîmes et de Milhaud seront nécessaires.

Sur l'ex-base Oc' Via, entre Générac et Nîmes, 700 emplois à terme.
Sur l’ex-base Oc’ Via, entre Générac et Nîmes, 700 emplois à terme.
Midi Libre – Archives Midi Libre

Comment faire arriver 700 futurs salariés dans cette zone dont l’accès se fait par de petites routes ? « Nous travaillons avec le Département, car c’est une question essentielle. De même qu’il faudra des accès en transport en commun ». 700 emplois dans ce secteur impliqueront aussi du développement immobilier sur les communes proches (Générac, Milhaud etc…).

Franck Proust :  » 2023 année charnière pour le projet aéroport »

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin reviendra en février prochain, de nouveau à la base aérienne ?

Nous espérons en effet la venue du ministre pour inaugurer le bâtiment B46, un ancien bâtiment de commandement de la base aéronovale, entièrement restructuré. Ce bâtiment pourra héberger un centre d’innovation et de recherches européen. Car pour que cette base devienne vraiement un centre névralgique, il faut de l’industrie, de l’innovation, de la recherche. Le premier semestre 2023 est capital. On voit que l’Etat se met en marche et met les moyens pour ce projet. Le projet Nemausus, porté par l’Etat Français et six autres états européens a pour mission de fixer le périmètre de ce qui pourrait être le hub européen. 

Les canadairs sont pour l’instant fabriqués au Canada. Le projet est-il de produire ce type d’avions bombardiers d’eau en France, et pourquoi pas à Nîmes ?

Des start-up travaillent aujourd’hui à la transformation d’appareils existants, du type ATR72, produits par Airbus, en avions amphibies. Il y a bien une possibilité de développement industriel en effet. Mais nous avons aussi tout l’aspect formation avec des écoles qui pourraient s’installer ici. Des contacts avec une grosse compagnie canadienne sont engagés. Elle serait prête à investir 25 Me pour former des gens avec des simulateurs dernier cri. 

L’Agglo a acquis 20 hectares de terres agricoles, dont 14 commercialisables au Sud pour implanter des entreprises, de quel type d’entreprises parle-t-on ?

Quand nous recevons le salon Aerial Fire Fighting, nous voyons qu’il existe des tas d’entreprises en lien avec l’aéronautique, mais qui n’ont pas nécessairement besoin d’être en bord de piste. C’est à ce type de sociétés que nous pensons.

 

 



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