La Chine revient, et c’est un choc pour l’économie mondiale


Pendant près de trois ans, la Chine aura été fermée au reste du monde. Le 8 janvier, le pays rouvrait ses frontières, renonçant aux derniers aspects de sa politique “zéro Covid”. La reprise des échanges commerciaux, intellectuels et culturels aura d’énormes conséquences.

Dans un premier temps, ce sera l’horreur. En Chine, le virus fait rage. Les hôpitaux sont débordés. Même si la politique “zéro Covid” a sauvé de nombreuses vies (au mépris des libertés individuelles), les autorités ne sont pas préparées à son assouplissement en faisant des stocks de médicaments, en vaccinant davantage de personnes âgées et en adoptant de solides protocoles pour décider quels patients traiter et à quel endroit. Si rien n’est fait pour empêcher la propagation du virus, quelque 1,5 million de Chinois vont en mourir dans les mois qui viennent.

Il n’y a pas grand-chose qu’on puisse faire pour aider la Chine, mais le reste du monde doit se préparer aux effets économiques de ce grand revirement du Parti communiste chinois (PCC). Ce ne sera pas facile. L’économie chinoise pourrait se contracter au premier trimestre. Mais l’activité devrait repartir fortement à la hausse, ainsi que la demande chinoise pour les biens, les services et les matières premières. Les répercussions se feront sentir aussi bien sur les plages de Thaïlande que parmi des sociétés comme Apple ou Tesla, sans parler des banques centrales partout dans le monde. La réouverture de la Chine sera le plus grand événement économique de 2023.

Une économie colossale

À mesure qu’on avancera dans l’année et que la vague du Covid-19 aura fini de déferler, bon nombre de malades retourneront travailler. Consommateurs et voyageurs pourront dépenser plus librement. Le fort rebond d’une économie si colossale implique qu’à elle seule, la Chine po

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The Economist (Londres)

Grande institution de la presse britannique, The Economist, fondé en 1843 par un chapelier écossais, est la bible de tous ceux qui s’intéressent à l’actualité internationale. Ouvertement libéral, il défend généralement le libre-échange, la mondialisation, l’immigration et le libéralisme culturel. Il est imprimé dans six pays, et 85 % de ses ventes se font à l’extérieur du Royaume-Uni.
Aucun des articles n’est signé : une tradition de longue date que l’hebdomadaire soutient par l’idée que “la personnalité et la voix collective comptent plus que l’identité individuelle des journalistes”.
Sur le site de The Economist, outre les principaux articles du journal, on trouve d’excellents dossiers thématiques et géographiques faits par The Economist Intelligence Unit, ainsi que des contenus multimédias, des blogs et le calendrier des conférences organisées par le journal à travers le monde. En prime : la mise à jour régulière des principaux cours de la Bourse.
La couverture du magazine peut varier selon les éditions (Royaume-Uni, Europe, Amérique du Nord, Asie), mais le contenu est le même ; au Royaume-Uni, cependant, quelques pages supplémentaires traitent de l’actualité nationale.
The Economist appartient pour 43,4 % à la famille italienne Agnelli, le reste du capital étant réparti entre de grandes familles britanniques (Cadbury, Rothschild, Schroders…) et des membres de la rédaction.

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