l’Argentine et le Brésil appellent Bruxelles à « lever » les « barrières »


Il reste « certaines questions que l’Europe doit évacuer », a estimé le ministre de l’Economie argentin, Sergio Massa, aux côtés de son homologue brésilien, Fernando Haddad.

L’Argentine et le Brésil ont appelé lundi l’Union européenne à « lever » les « barrières » affectant la compétitivité de leurs produits dans le cadre de l’accord entre l’Union européenne et le Mercosur datant de 2019, toujours pas ratifié.

Dans une déclaration conjointe à l’occasion d’une visite en Argentine du nouveau président brésilien Lula, les ministres de l’Economie du Brésil et de l’Argentine ont avancé que la nouvelle législation environnementale de l’UE posait des barrières à la compétitivité des pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay et Uruguay).

L’accord est toujours en attente de ratification depuis sa finalisation en 2019, en raison d’inquiétudes sur la politique environnementale brésilienne menée par l’ex-président Jair Bolsonaro.

Vers un accord avec la Chine?

Il est aussi au coeur des débats depuis que l’Uruguay a décidé de chercher seul un accord de libre-échange avec la Chine, face à l’absence de progrès dans le dossier UE-Mercosur.

Le camp de Lula s’est toutefois montré optimiste fin décembre, espérant que sa nouvelle politique environnementale, axée sur la lutte contre la déforestation, permette de débloquer les négociations.

Mais les accords « ne peuvent être avantageux pour une partie et pas les autres, sinon, ce ne sont pas des accords, mais des contraintes », a prévenu Sergio Massa, prenant comme exemple la politique de subventions agricoles de l’UE, préjudiciables aux producteurs brésiliens et argentins selon lui.

« A cet égard, le défi à relever pour avancer sur un quelconque accord de bloc se situe au niveau de ces barrières », a répété le ministre.



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