le président COR écarte l’urgence d’une réforme des retraites


Le président du Conseil d’orientation des retraites (COR), Pierre-Louis Bras, est revenu jeudi sur l’évolution du système des retraites présentés dans le rapport présenté en septembre par son institution. Un moyen de clarifier le débat qui divise la classe politique depuis plusieurs semaines.

Cela fait plusieurs semaines que le rapport du COR est récupéré par les différents camps politiques pour justifier leur soutien ou leur opposition à la réforme des retraites de l’exécutif. Les différents scénarios développés dans ce document décrivent un système qui accusera à plus ou moins long terme un déficit, sans menacer sa pérennité.

Lors d’une audition jeudi dernier devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale, le président du COR, Pierre-Louis Bras, a souhaité clarifier ces scénarios et mettre un terme aux récupérations politiques.

« Les dépenses de retraites ne dérapent pas »

C’est surtout sur le sujet des dépenses que le débat divise : « Les dépenses de retraites sont globalement stabilisées et même à très long terme », a-t-il déclaré. « Dans l’hypothèse la plus défavorable, elles augmentent sans augmenter de manière très importante. »

Ainsi, d’après lui, « les dépenses de retraites ne dérapent pas », elles seraient plutôt incompatibles « avec les objectifs de politique économique et de finances publiques du gouvernement ».

Après un déficit de 13 milliards d’euros en 2020, le système de retraites est revenu dans le vert, affichant cette fois un excédent de 900 millions d’euros en 2021 et même de 3,2 milliards en 2022. Une nette amélioration essentiellement due à la croissance des recettes lors de la forte reprise de l’activité post-Covid. Mais cette situation ne devrait être que temporaire.

La croissance enregistrée par notre pays est également l’un des principaux facteurs pris en compte dans l’équilibre de notre système. Sur la période 2028-2032 marquée selon le COR par une faible croissance et un rebond du chômage (nous y reviendrons), la dégradation du solde entre les recettes et les dépenses relatives aux retraites se prolongerait, avec un creusement du déficit porté cette fois par les régimes de base du secteur privé.

Pour réduire le déficit budgétaire, deux écoles s’opposent: une augmentation des cotisations ou bien un report de l’âge légal de départ à la retraite. L’exécutif a maintenu sa volonté de pencher pour la seconde solution.



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