«Pourquoi l’économie française résiste alors que nos entreprises souffrent»


Les groupes manufacturiers moins touchés parviennent en effet peu ou prou à amortir les chocs. 101442073/industrieblick – stock.adobe.com

CHRONIQUE – Malgré les difficultés conjonctrurelles, les indicateurs économiques restent positifs.

Hiatus. Depuis des mois, les entreprises n’ont de cesse d’alarmer sur l’ampleur des vents contraires qui les accablent. Explosion des factures énergétiques, difficultés à recruter, concurrence accrue avec les États-Unis… À écouter les patrons, un monde menace de s’écrouler. Et il est urgent de les aider. En parallèle, loin de ces descriptions apocalyptiques, les indicateurs conjoncturels poursuivent leur bonhomme de chemin, morose mais solide. Le climat des affaires tient bon. L’investissement se maintient. Les perspectives de croissance ne sont pas florissantes, à 0,3 % pour la France cette année, mais positives.

À quelle école se fier alors pour appréhender la réalité: macroéconomie ou microéconomie? La question préoccupe les économistes car rarement une telle dichotomie s’était fait sentir. La notion de découplage permet en partie de l’éclairer. En moyenne, la facture énergétique représente 5 % des coûts des entreprises industrielles. Cette proportion peut grimper jusqu’à 30 % pour les…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 77% à découvrir.

Cultiver sa liberté, c’est cultiver sa curiosité.

Continuez à lire votre article pour 0,99€ le premier mois

Déjà abonné ?
Connectez-vous



Lire plus

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

CAPTCHA