L’armée israélienne annonce avoir libéré quatre otages en vie à Gaza

L’armée israélienne pilonne toujours, ce samedi 8 juin, la bande de Gaza, où elle combat depuis huit mois le mouvement islamiste palestinien Hamas. En parallèle, Benny Gantz, membre clef du cabinet de guerre, ex-chef de l’armée devenu rival politique de Benyamin Netanyahou, pourrait annoncer sa démission sur fond de désaccord avec le Premier ministre, selon la presse.

Les infos à retenir

⇒ L’armée israélienne annonce avoir libéré quatre otages en vie

⇒ Benny Gantz pourrait annoncer sa démission du cabinet de guerre israélien

⇒ Le taux de chômage atteint près de 80 % à Gaza, selon l’OIT

Gaza : l’armée israélienne annonce avoir libéré quatre otages en vie

L’armée israélienne a annoncé dans un communiqué, ce samedi 8 juin, avoir libéré quatre otages israéliens, en vie, lors « d’une opération spéciale difficile de jour à Nousseirat », dans le centre de la bande de Gaza. Il s’agit de Noa Argamani, 25 ans, Almog Meir Jan, 21 ans, Andrey Kozlov, 27 ans, et Shlomi Ziv, 40 ans, tous les quatre « enlevés » par le Hamas le 7 octobre sur le site du festival de musique electro Nova, selon l’armée.

Cabinet de guerre israélien : bientôt la démission de Benny Gantz ?

En Israël, Benny Gantz, l’ex-chef de l’armée devenu rival politique de Benyamin Netanyahou, pourrait annoncer ce samedi soir sa démission, selon la presse israélienne. Il a convoqué une conférence de presse à 20 h 40 à Ramat Gan, dans la banlieue de Tel-Aviv. Il avait lancé le 18 mai un ultimatum au Premier ministre, exigeant l’adoption, d’ici le 8 juin, d’un « plan d’action » sur l’après-guerre dans la bande de Gaza, faute de quoi il se verrait « contraint de démissionner du gouvernement », qu’il avait rejoint après le 7 octobre.

Son parti de l’Union nationale (centre-droit) avait déposé jeudi un projet de loi pour dissoudre le Parlement et tenir des élections anticipées, sans grande chance d’aboutir à ce stade car le Likoud (droite) de Benyamin Netanyahou compte toujours une majorité de députés. Mais le Premier ministre fait face également à la pression de ses alliés d’extrême droite qui ont menacé de quitter son gouvernement en cas d’accord de cessez-le-feu avec le Hamas. En cas de chute du gouvernement et d’élections anticipées, Benny Gantz fait figure de favori pour former une coalition, alors qu’Israël fait l’objet de pressions internationales accrues.

L’armée israélienne pilonne toujours Gaza

L’armée israélienne pilonne toujours inlassablement la bande de Gaza. Aux premières heures ce samedi, des témoins et des équipes de l’AFP ont fait état de frappes dans différents secteurs de la bande de Gaza, parmi lesquels le centre de ce micro-territoire, théâtre de violents bombardements ces derniers jours. L’une de ces frappes, jeudi, sur une école de l’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), a fait 37 morts selon un hôpital local.

Accusant le Hamas d’avoir utilisé à dessein cette école pour lancer des attaques, l’armée israélienne a dit avoir tué lors de cette frappe « 17 terroristes ». Le Hamas, qui a déclaré que 14 enfants avaient notamment péri, a dénoncé de « fausses informations ». Le chef de l’Unrwa, Philippe Lazzarini a, lui, accusé Israël d’avoir frappé « sans avertissement préalable » cette école à Nousseirat qui abritait, selon lui, « 6 000 personnes déplacées » par les combats.

Gaza : le taux de chômage atteint près de 80 %

Depuis le début de la guerre après l’attaque sanglante du Hamas en territoire israélien le 7 octobre 2023, « le taux de chômage dans la Bande de Gaza a atteint un niveau stupéfiant de 79,1 % », a indiqué vendredi l’Organisation internationale du Travail (OIT), citant un nouveau rapport de l’OIT et du Bureau central palestinien des Statistiques. En Cisjordanie, le taux de chômage a atteint 32 %, a précisé l’organisation. Ces chiffres « ne tiennent pas compte de ceux qui ont quitté le marché du travail car les perspectives d’emploi sont inaccessibles », relève l’organisation. « Le nombre réel de ceux qui ont perdu leur emploi est donc plus élevé que ce que suggèrent les chiffres du chômage », analyse-t-elle.

D’autre part, le PIB réel s’est contracté de 83,5 % dans la Bande de Gaza et de 22,7 % en Cisjordanie au cours des huit derniers mois, selon l’OIT. Ce nouveau bilan « montre que le triste tribut que la guerre dans la Bande de Gaza a fait payer en vies humaines, et la situation humanitaire désespérée qu’elle a causée s’accompagnent d’une dévastation de grande ampleur des activités économiques et des moyens de subsistance », a déclaré Ruba Jaradat, directrice régionale de l’OIT pour les pays arabes. L’économie de Gaza ne représente plus aujourd’hui que 4,1 % de l’ensemble de l’économie palestinienne, contre 16,7 % avant la guerre. Ce rapport a été rendu public alors que l’OIT tient sa Conférence internationale du Travail annuelle à Genève du 3 au 14 juin.



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